« Changer l’École ! ». Le mot d’ordre est devenu quasi général depuis quelques années en France. L’école irait mal, fabriquerait l’échec scolaire et ne jouerait pas (plus ?) un rôle d’ascenseur social. Cependant le terrain est complexe (au sens où Edgar Morin l’entend) et s’il est facile de prendre des mesures (ce dont ne se privent pas les autorités publiques depuis fort longtemps), il est plus difficile de proposer des solutions. Pourquoi ? Parce que les solutions ne peuvent en être que si elles prennent en compte la réalité des situations. La politique du bouc émissaire parfois adoptée par les médias et certaines personnes ne permettra pas d’améliorer les choses. Réactions primaires (c’est le cas de le dire) sur l’école et prêt à penser (unique). Un bouc émissaire : les enseignants. Le problème avec la politique du bouc émissaire, c’est qu’elle n’appréhende pas la réalité dans sa complexité. Il n’est pas question ici de décharger les enseignants de leur influence sur le fonctionnement du système éducatif, mais réduire l’analyse à ceux-ci est réducteur car les facteurs qui influencent l’Ecole sont multiples. Sans prétendre à l’exhaustivité, en voici quelques uns :
L’identité nationale est le sujet de société à l’ordre du jour du moment. Porté par le président de la République et mis en scène par son ministre Eric BESSON, il occupe le terrain en période pré-électorale d’un scrutin régional sur lequel plane la menace d’une renaissance de l’électorat d’extrême droite et la possible reconduction d’une majorité de gauche dans ces instances qui tendrait à démontrer qu’inexistants au plan national, les élus de gauche restent très actifs et appréciés au plan régional. Souvenons-nous aussi que le rappel de Nicolas SARKOZY à l’époque n’avait pas suffi à enrayer l’hémorragie.
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